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François Gabart - Nautic Skipper Chat

François Gabart, skipper du 60 pieds Macif, est le premier à participer au Nautic Skipper Chat. En direct du Havre pour le départ de la Transat Jacques Vabre, sa première course à la barre du monocoque Macif, il livrera ses dernières impressions avant de s'élancer le 30 octobre, en double avec Sébastien Col, cap sur le Costa Rica.


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François Gabart

Jeudi 27 octobre à 19h30

 

Palmarès

François Gabart
Né le 23 mars 1983 à Saint-Michel d’Entraygues (16 - Charente)
Vit à Port-la-Forêt (29 - Finistère)
Situation familiale : en couple
 
IMOCA 60
- Barcelona World Race 2011 à bord de Foncia avec Michel Desjoyeaux (abandon après 29 jours de course).
- Transat Jacques Vabre 2009 (2e) à bord de Groupe Bel avec Kito de Pavant, en double.
- Londres - Nice 2006, à bord de Sopra (Trimaran ORMA) en équipage.
 
Circuit Figaro
- Champion de France de Course au Large 2010
- Trois participations à la Solitaire du Figaro : 2008 (16e), 2009 (13e), 2010 (2e)
- Transat BPE : 2009 (3e) en solitaire
- Trois participations à la Cap Istanbul : 2007 (2e) en double, 2008 (3e) en solo, 2010 (1er) en solo
 
Autres régates
- Champion de France en Optimist 1997
- Champion de France en Moth Europa 1999
- Champion du monde junior en Tornado 2004

Portrait

François Gabart, une étoile montante
Dans un milieu où l’on a tendance à ériger la patience en vertu cardinale, et estimer qu’il faut avoir fait doublement ses preuves avant de pouvoir accéder à la classe du dessus, la trajectoire de François Gabart interpelle forcément. Pouvoir intégrer le circuit des monocoques IMOCA à bord d’un 60 pieds tout neuf, après seulement trois ans sur le circuit Figaro, peut paraître pour le moins rapide…

Mais, en bon scientifique de formation, François sait bien que son parcours est avant tout le fruit d’une motivation qui s’est construite dans le temps et d’une volonté jamais démentie pour aller au bout de ses projets.

Les yeux grands ouverts
Tout commence vers ses sept ans, lors de cette fameuse année sabbatique où ses parents décident de l’embarquer avec ses deux sœurs pour bourlinguer sur le Kelt 39 familial autour de l’Atlantique. François y confirme son amour de la vie en mer, déjà expérimenté lors de croisières nettement moins ambitieuses. Mais surtout, il se confronte à d’autres cultures, s’ouvre à d’autres horizons lors de ses escales, aux Canaries, au Cap-Vert ou sur la côte américaine. De cette année de rupture, il en retient que le conformisme est souvent l’ennemi d’une certaine liberté et qu’une forme de ténacité est nécessaire pour satisfaire ses rêves.

Deux projets de vie menés de front
Dès lors, François Gabart ne cessera pas de naviguer. D’abord en
          
     François Gabart
dériveur dont il suivra toute la filière, depuis l’inoxydable Optimist jusqu’à une préparation olympique en Tornado, l’aristocratie du catamaran de sport. En 2005, alors qu’il poursuit une formation d’ingénieur à l’INSA de Lyon, une référence en la matière, il décide que c’est sur l’eau qu’il exercera son métier. Il continue, malgré tout, ses études en horaires aménagés et part à la recherche de partenaires pour entamer sa carrière de navigateur. Les deux premières années sont une succession de désillusions et de galères, ponctuées d’embarquements comme équipier modèle… François ne baisse pas les bras, mais ses espoirs de carrière de coureur au large s’amenuisent.

Dans le grand bain
Ce sont les filières de promotion qui vont lui mettre le pied à l’étrier. Il remporte tout d’abord la sélection Espoir Région Bretagne et dispose ainsi d’un monotype Figaro pour deux ans. D’entrée, il se fait remarquer par sa manière à la fois mesurée, méthodique de se fixer des objectifs élevés et de s’y tenir. Pour sa deuxième saison, il traverse pour la première fois l’Atlantique en course en solitaire et se classe troisième de la Transat Belle-Île-en-Mer - Marie-Galante. Le potentiel du jeune navigateur est évident et son immersion au sein du centre d’entraînement de Port-la-Forêt ne fait que confirmer ce que certains pressentaient déjà. François Gabart a cette capacité d’allier une volonté sans faille et une véritable qualité d’écoute. Le talent est une chose, mais sans un partenaire solide, il peut ne jamais s’exprimer.

Une rencontre essentielle
La rencontre entre François et le groupe Macif va se révéler déterminante. Sélectionné dans le cadre de la filière Skipper Macif, il va se bâtir, pour sa troisième année sur le circuit Figaro, un palmarès hors norme. Deuxième de la Solitaire du Figaro derrière un Armel Le Cléac’h en état de grâce, vainqueur de la Cap Istanbul, il termine logiquement Champion de France de Course au Large en Solitaire. Dans le même temps, il confie sa volonté de participer au Vendée Globe à l’équipe de direction du groupe Macif… qui souhaite s’engager encore plus fortement dans la course au large et plus généralement, dans le milieu de la mer. En décembre 2010, la décision est prise de construire un nouveau bateau. Après neuf mois de construction, le monocoque MACIF navigue. On mesure l’ampleur du pari. C’est la première concrétisation de ce projet ambitieux et aussi le meilleur moyen de tisser des liens durables entre un marin et son partenaire.


www.macifcourseaularge.com
www.facebook.com/macifcotemer