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Au près musclé
Une fois la bouée Owers enroulée dans le sud-est de l’île de Wight sur les coups de 2h du matin, les skippers ont entamé leur remontée vers Wolf Rock, à la pointe sud-ouest de l’Angleterre, dans ces forts vents contraires. C’est parti pour une session au louvoyage sélective et engagée, qui sollicite les bateaux autant que les marins, comme en témoigne le démâtage d’Aymeric Decroocq (Bretagne-CMB Espoir) survenu à 3h30.

« C’est un peu la guerre ! »
Guillaume Rottée, adjoint à la direction de course, plante le décor depuis un des bateaux accompagnateurs : « À partir d’une heure du matin, le vent est rentré à 30-35 nœuds avec des rafales à 40. C’est un peu la guerre ! La mer est hachée, il pleut et il y a très peu de visibilité. Nous avons eu les bateaux à la vacation sécurité et tout se passe bien en dehors du démâtage d’Aymeric Decroocq. La mer est formée, avec de la pluie et une mauvaise visibilité. Jusqu’à maintenant, les skippers ont peu échangé entre eux. Tout le monde reste concentré et fait le dos rond. »

Wight dans la nuit noire
Dans ce contexte, pas étonnant que les plus expérimentés prennent l’avantage et tiennent leur rang de favoris. Ce lundi matin, après avoir doublé l’île de Wight dans la nuit noire, Charlie Dalin (Skipper Macif 2015), Erwan Tabarly (Armor Lux) et Thierry Chabagny (Gedimat) ouvrent la marche de la flotte très compacte. Les dix premiers se tiennent en 1,5 mille.

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